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Very beautiful Savage 99 C bolt-action rifle – Cal .243Win – Gun from 1977 – Barrel 22 inches (56cm) mirror – Nice stock in American walnut with checkering – Receiver drilled and tapped – A must for hunting and shooting in excellent condition++
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75002 Paris, France
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ID: 10338832
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Source
Flingus Maximus
Last updated
about 16 hours ago
Description
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La légende raconte que le chef cheyenne Lame Deer (cerf boiteux) fut si heureux de ses carabines Savage vendues à lui et à ses guerriers, et avec un rabais, qu’il autorisa la firme Savage à utiliser son profil comme logo sur ses armes. On aurait été à l’aube du siècle.
C’est du moins ce que disaient les pubs de Savage encore jusque vers 1970.
Lame Deer était en réalité un Sioux Minnecoujous qui avait donné beaucoup de fil à retordre aux soldats bleus. Il avait été de tous les combats pendant la guerre de Red Cloud vers 1868 qui se traduisit par un traité favorable aux indiens vainqueurs d’une guerre d’usure. Le traité ne sera pas respecté par les États-Unis. Dix ans plus tard, on le retrouve avec ses guerriers à la guerre des Black Hills qui se termine à Little Bighorn, le 25 juin 1876 par une déculottée massive de la cavalerie US. Après la victoire, Lame Deer et les siens s’étaient cachés dans les territoires sauvages du nord Montana. Il fut lâchement assassiné après sa reddition en … 1877.
En tous cas pour porter d’aussi belles plumes que sur le logo, il fallait avoir accompli une palanquée d’exploits, et pas qu’une fois. Ces plumes, des plumes d’aigle, se distinguaient les unes des autres par des marques, des coupures ou des teintures qui reprenait un code d’attribution dont les exploits afférents était les suivants : avoir porté cinq « coups » à ses adversaires, avoir blessé ou tué son adversaire, avoir tué un ennemi et pris son scalp, avoir tranché la gorge d’un ennemi, avoir été blessé plusieurs fois au combat, et, cerise sur le gâteau ou gloire suprême, l’avoir déshonoré en lui subtilisant son arme ou son cheval !
Vous constaterez que « faire un prisonnier » n’est pas inclus dans les options offertes… Pas de prisonniers donc. Comme à Little Big Horn.
En tout cas, c’est un tel plumier qui figurait en frontispice des catalogues Savage des années 1970. Je vous ai remis une photo du logo pour ceux qui l’auraient oublié.
Or, si l’achat de carabines Savage 99 pour la tribu du chef Lame Deer est attestée en 1919, cela faisait déjà près de 20 ans que la tête d’un chef indien figurait sur les armes de la marque !
Et notre fameux Lame Deer, lui, (1821-1877) avait rejoint la grande prairie de ses ancêtres pour des chasses éternelles bien avant qu’il n’ait pu avoir l’occasion de tenir une carabine Savage entre les mains. Il aurait en tous cas sûrement aimé en avoir quelques unes pour vaincre le Général Miles avant d’être forcé à rejoindre avec femmes et enfants une réserve à des centaines de kilomètres de ses terres ancestrales. Et connaitre une mort ignominieuse indigne du chef valeureux qu’il fut durant sa vie.
La photo qui illustrait alors la légende était plutôt celle de son petit fils John Fire (1903-1976), héro peau-rouge… de la seconde guerre mondiale !
Nous devons cette arme brillante à Arthur William Savage (1857-1938), un anglais né à la Jamaïque, homme d’affaires et inventeur touche à tout, de la torpille automotive aux automobiles en passant par la culture des orangers.
Ayant vécut de 1879 à 1892 en Australie, y fondant le plus grand ranch du pays, il aurait passé une année entière auprès des aborigènes. Il avait le goût des peuples autochtones et fiers notre Arthur.
Savage était un inventeur de génie. Son invention la plus durable, vous l’utilisez tous les jours sur vos automobiles, car il n’est rien d’autre que l’inventeur du pneu à structure radiale (et de sa méthode de production). C’était un entrepreneur compulsif, développant de très belles affaires pour les revendre assez vite dès qu’elle étaient rentables pour en créer une autre: pétrole, armes, pneus, agriculture, céramique, tuyaux, extraction minière… Il a à peu près tout fait et le plus souvent avec succès. En 1938, à 81 ans, diagnostiqué porteur d’un cancer définitif, et toujours en activité, il préféra une mort rapide à la dégradation de la maladie en se tirant une balle dans la tête. Il avait géré lui-même sa vie jusqu’au bout.
Installé en 1892 dans l’Est des États-Unis, il ne perd pas de temps en déposant dès le 25 juillet 1893 un brevet pour une carabine révolutionnaire. Avec, pour ambition, la participation aux épreuves de sélection du futur fusil de l’armée américaine. Pendant deux ans, ce sera Marlin qui l’aidera à produire ses 10 000 premières carabines en 30.40 Krag (alors réglementaire dans l’armée) et en 303 maison. Il échoua à ce concours.
Mais l’honneur fut sauf avec l’adoption de la version militaire de ses carabines par la garde nationale de l’état de New York qui combattra avec à Cuba. La Home Guard de Montréal les utilisa aussi. Et puis les gardiens de la Banque Centrale du Canada aussi (7 établissements en tout). Bref pas un gros succès sur les contrats militaires. C’était le modèle 1895, ancêtre direct de la 99.
En 1907, la marque Savage, séparée de son fondateur parti en Californie mener d’autres aventures depuis trois ans, était puissamment ancrée dans le paysage des major companies des armes individuelles. L’extrapolation de son excellent pistolet Modèle 1903 chambré en 32ACP, en .45 acp cette fois, avait même tenu jusqu’aux dernières épreuves du concours qui mena à l’adoption du Colt 1911. Une version légèrement modifiée de cette arme, le modèle 1907, sera d’ailleurs commandée par l’Armée française en 1915 pour ses besoins de guerre. Une excellente arme finalement produite à plus de 220.000 exemplaires.
Mais le produit phare de la marque fut, pendant près d’un siècle, sa carabine modèle 99, sortie en…1899 et fabriquée jusqu’en 1984 avant épuisement des pièces en 1997. Soit plus de 100 ans après le premier dépôt de brevet de notre bon Arthur !
Nous pouvons même être taquin en incluant les modèles commémoratifs de 2002, qui prolongent encore un petit peu le règne glorieux de la 99 sur le marché des carabines à levier de sous-garde.
La grande force des Savages 99 est leur magasin rotatif placé au centre de l’arme avec indicateur de chargement. Quelque chose entre le barillet et le magasin Mannlicher-Schonauer avec 10 ans d’avance. Une grande nouveauté à l’époque.
Il permet d’utiliser tous types d’ogives contrairement aux magasins tubulaires qui seront à utiliser en « flat- nose » exclusivement pour éviter des amorçages intempestifs de munitions dans le tube-magasin par contre-choc. Ça arrive encore. C’est une supériorité par rapport aux Winchester et aux Marlin.
Par ailleurs, le placement du chargeur au centre de l’arme permet d’avoir toujours le même point d’équilibre, quel que soit le nombre de munitions restant en magasin, autre supériorité par rapport aux armes à levier sous garde classiques à tube.
Le montage d’une optique est également facilité par le design final de l’arme sans avoir autant de préoccupations que sur d’autres carabines.
A partir de 1965 s’ajoute la version « C » qui, elle, fonctionne avec chargeur détachable différent du magasin fixe à indicateur de chargement. C’est notre arme de ce jour.
Autre particularité de la Savage 99, elle n’a pas de chien externe mais un percuteur situé à l’intérieur de la carcasse. Moins de distraction pour le tireur qui ne regarde pas tout le temps en quelle position d’armement il se trouve et, surtout, qui limite le risque d’introduction de corps étrangers. La question de possibles enrayements est donc résolue de façon très élégante. Tout est en acier forgé et usiné, ajusté avec soin.
Cette conception originale, sortie d’un autre cerveau que celui de J.M Browning, lui permet d’avoir un « look », un fonctionnement et une mécanique radicalement différente des autres levier sous garde. Elle est structurellement plus moderne.
Pour mémoire, Ruger sortira au milieu des années 1990, la 96/44 qui n’est ni plus ni moins que l’adaptation de la Savage 99 au 44 magnum avec une crosse en une seule pièce et une alimentation uniquement par chargeur, supprimant la possible alimentation par le dessus du boîtier possible sur son aînée. Il s’agit sans doute de la meilleure et de la plus injustement méconnues des carabines à levier de sous-garde en calibre d’armes de poing.
Quid du calibre 243Win de notre arme de ce jour ? Si les écossais, fin chasseurs, tirent leurs cerfs au .243 winchester, ce n’est pas pour rien. Ce calibre possède l’un des meilleurs ratio puissance/recul, un calibre de fines gâchettes.
Très abordable, il est même bien plus adapté au TLD que le 308w, maintes fois plébiscité pour se lancer dans cette activité des plus plaisantes. Extrêmement rasant, il surpasse largement le 222 Remington, ainsi que le 5,56 Otan, offrant les mêmes vitesses mais avec 40% d’énergie supplémentaire. Les 600 à 800m sont pour lui une formalité.
La grâce de la Savage 99 C n’a d’égale que son ingéniosité et sa fluidité. Se retrouvant sur le même créneau que la Winchester 1895, qui avait pour elle la publicité des chasses de Teddy Roosevelt et un choix de plus gros calibres, la longévité et les chiffres de ventes parlent d’eux-mêmes des qualités notre Savage produite pendant 100 ans, à plus d’un million d’exemplaires et en 16 calibres.
Une Star, s’imposant contre Winchester et Marlin, dans un pays où les connaisseurs en armes ne manquent pas.
Notre aussi belle que redoutable carabine Savage 99C a été fabriquée en 1977. Elle était proposée au catalogue à $239.50 au catalogue à l’époque contre moins de 100 USD quelques années plus tôt. Le choc pétrolier, et la suspension de la convertibilité du dollar en or, étaient passés par là…
Sa très belle crosse en noyer américain choisi est de forme semi-pistolet, recouverte du quadrillage écossais typique de l’âge d’or des fabrications américaines. Quelques traces de manipulation, le verni est en très bon état. Globalement beaux bois.
L’épaulé est particulièrement confortable et permet une manipulation du levier finement jaspée avec une aisance et une rapidité des plus plaisantes. On est dans le l’ajustage professionnel à la main et pas dans de la découpe laser qui accroche… Mécanique et percussion impeccables.
Fabrication West Fields Massachusetts USA des grandes années, du vrai Made in USA avec le finitions qui vont avec. C’est tout l’intérêt de ces armes des bonnes années de fabrications en état quasi neuf.
L’ergonomie de cette arme est étonnante. Le départ est net et franc avec une détente très agréable.
La commande de sûreté sur le dessus du boîtier est classique et efficace. Un témoins d’armement sous la forme d’un petit plot de laiton nous renseigne sur la disponibilité à faire feu.
La culasse finement bouchonnée (damasced d’après le catalogue) vient s’appuyer contre le rebord très épais du boîtier. La large fenêtre permet un accès aisé au magasin de quatre coups.
Beau bronzage bleu-noir à 99,9% avec quelques rares et minuscules griffures. Superbe état !
Il s’agit des rares armes combinant levier de sous-garde et chargeur détachable à pouvoir être manipulé ainsi, offrant un avantage indéniable à l’utilisation. C’est tout l’intérêt de ces 99 par rapport aux autres levier sous garde.
Le déverrouillage du chargeur se fait au moyen d’un large bouton situé sur le flanc droit. Placé légèrement en retrait, il ne tombera pas tout seul et sera commode aux droitiers comme aux gauchers.
Un fort garde-main en noyer, lui aussi quadrillé vient accueillir votre main de support ainsi qu’un plot de mousqueton quick détach, qui répond à celui placé sous la crosse. Il est amusant de se dire que ce dispositif si pratique était déjà en usage sur les fusils allemands de la première mondiale…
Le canon de 22 pouces (56cm) présente de très belles rayures. Il est 100% miroir. Aucune marque ou trace sur son bronzage extérieur.
Côté visée, vous êtes gâtés avec un boîtier d’ores et déjà percé et taraudé. Il est équipé de deux supports picatinny permettant le montage des embases de lunette de votre choix. Un montage bas est aussi possible du fait de l’éjection latérale. Je vous recommanderai plutôt un viseur de type holographique afin de tirer au maximum parti de la rapidité du mécanisme. Optique impérative. Sécurité désactivée. Poids total à 3,5kg.
Interprétation brillante de l’arme à levier de sous-garde, la Savage 99C sort des sentiers battus par ses lignes fluides et sa manipulation d’une grande souplesse. L’expérience de l’utilisateur est des plus confortable, permettant notamment un approvisionnement soit par le dessus du boîtier soit par chargeur. Notre Savage 99C est sans doute l’une des plus agréables des leviers sous garde disponibles, dans une fabrication de grande qualité impensable aujourd’hui et dans un état premium en dépit de ses 47 ans – Une superbe occasion !
Arme de catégorie C au CSI : Licence de tir en cours de validité y compris médecin ou bien un permis de chasse avec sa validation pour l’année en cours ou l’année précédente ET CNI ou passeport en cours de validité. COMPTE SIA OBLIGATOIREMENT OUVERT !!
Rappel avec votre licence ou permis de chasse vous pouvez détenir sans limite de nombre des armes de catégorie C.
Répétons le ! L’armurerie Flingus Maximus à Paris et partout en France est là aussi pour vos formalités armes entre particuliers, le rachat de collections armes et militaria, vos estimations d’armes, vos questions armes dans les successions et héritage. Contactez votre armurier préféré via notre formulaire de contact ou à [email protected]
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