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Amusing and uncommon pocket pistol "La Mitrailleuse" – Understanding "pocket" – Model No. 3 before "LE GAULOIS" i.e. before 1905 – Manufactured by ManuFrance – Caliber 8mm Le Gaulois – Gun with system without trigger – Semi-automatic 5 rounds! – Good aesthetic and mechanical condition -TBE
500 €
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75002 Paris, France
0
ID: 10338555
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Source
Flingus Maximus
Last updated
4 minutes ago
Description
Note:
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Allez…. Descendez avec moi dans une autre époque !
On descend vers 1900 tous ensemble. Époque de liberté où vous pouviez acheter et porter sans contrainte n’importe quelle arme.
Époque aussi de luxe et de raffinement ! 275 grammes de raffinement à la Française exactement.
Avouez qu’il a une autre gueule qu’un bulldog anglais ou belge de la même époque et qui remplissaient exactement la même fonction: protéger l’honnête citoyen des « apaches », comme on disait alors, et qui déjà rodaient en nombre dans le faubourgs…
Voici donc un curieux et autrefois populaire pistolet de poche dit « La Mitrailleuse » ou « Le Gaulois ».
Très « Belle Époque » hein ? Et c’est néanmoins un semi-automatique en 5 coups!
Il n’a été inventé par personne d’autre que par Étienne Mimard et Pierre Blachon, les deux fondateurs et directeurs de la Manufacture d’Armes et Cycles de St-Étienne en 1892 (dépôt du brevet en août 1892). Rien que cela.
Il portera initialement le nom de « Mitrailleuse de poche » à cause de sa capacité à délivrer ses 5 coups « en 2 secondes ». L’Appellation le Gaulois ne sera déposée qu’en en juin 1905.
Ce gaulois sans nattes blondes et sans menhir sera fabriqué par la Manuf de 1893 à 1910 seulement mais il sera vendu jusqu’en 1920/30 par la célèbre maison stéphanoise. Comme arme dite « d’occasion » vers la fin.
C’est quand même un 8 millimètres, et même si l’étui de la cartouche n’en fait que 9 des millimètres! Calibre 8x9R donc. Dit aussi calibre 8mm Le Gaulois dans les bons établissements.Une mini munition qui amuse aujourd’hui.
Quoi qu’on en pense sur les ondes de Radio-Stand, les petites munitions, aujourd’hui obsolètes et plus fabriquées depuis belle lurette, tuent aussi quand elle sont tirés à bout portant ou touchant. Ces armes de poche individuelles ne visaient rien d’autre…
Mais d’où vient cette forme et comment ça marche?
Le pistolet La Mitrailleuse / Le Gaulois est composé d’un boîtier carré, contenant le mécanisme et sur lequel est vissé le canon rayé. Tout tient dans ce carré. en gros de 6 x 6cm (hors canon et cône de raccordement).
Ce boîtier est fermé sur sa droite par une plaque de recouvrement à glissière.
On la démonte en prenant l’arme coté gauche. On y trouve un sélecteur à trois positions : S – sécurité , F : feu, et D : démontage et déchargement. En plaçant ce levier sur D on peut pousser le crochet de trappe et faire glisser cette plaque de recouvrement pour admirer le mécanisme.
Le magasin vertical avec une planchette élévatrice comme n’importe quel semi-automatique, placé en avant de boîtier, reçoit cinq mini-cartouches.
Des orifices superposés côté gauche permettent de vérifier l’état du chargement et le nombre restant de cartouches.
Sur le dessus de l’arme, on trouve une fenêtre obturée par une plaquette mobile striée qui protège l’intérieur de l’arme des poussières et corps étrangers une fois fermée. Extrêmement ingénieux.
On pousse en avant cette plaquette pour ouvrir cette trappe et procéder au chargement. Puis on la referme.
Lors du tir, l’ouverture de cette plaquette est automatique sous l’effet de la culasse pour permettre l’éjection.
Une double griffe d’extraction, portée par cette culasse mobile, maintient les cartouches remontées du magasin et les tire vers l’arrière au relâcher de la poignée pour les extraire.
Le culasse contient également le mécanisme de percussion et la gâchette.
Cette culasse coulisse dans un perçage carré de arrière de boîtier en haut. En position de repos, cette culasse dépasse de la moitié de sa longueur. Son extrémité en saillie est reliée par une pièce verticale faisant office de poignée à pousser.
Elle est ici doublée extérieurement d’ébonite striée (mais il en va autrement dans d’autres finitions, on va le voir).
Cette pièce verticale sur laquelle la paume de la main appuie lors du tir, est elle-même reliée à une tige carrée pénétrant elle aussi dans le boîtier grâce à un orifice analogue en partie inférieure de boitier.
L’ensemble est ainsi rigidifié sous forme d’une sorte de cadre dépassant de 4 cm environ à l’arrière. Ce cadre est maintenu écarté du boîtier par deux ressorts à boudin intérieurs qui constituent la détente.
Une fois chargée, il suffit de prendre l’arme en main, doigts reposant sur l’avant du cadre et de presser de la paume de la main sur le cadre pour faire feu. C’est très rapide et très ingénieux.
L’arme était destinée à toutes les classes sociales légitimement désireuses de protection immédiate. Seuls variaient les prix et le finitions.
Le bourgeois ne pouvait tout de même pas avoir la même arme que l’ouvrier…
Le pistolet le Gaulois était donc proposé en plusieurs variantes numérotées (après 1905) sur la trappe de chargement et d’éjection :
N° 1: boitier simplement poli, pièces bronzées et dos de poignée en ébonite (en réalité du gutta percha) noire quadrillée.
N° 2: boitier gravé et bronzé et pièces nickelées ou bleuies, poignée toujours en ébonite.
N° 3: boitier plus finement gravé (manuellement), pièces bronzées ou nickelées, poignée en ambroïne marbrée et quadrillée.
N° 4: boitier avec gravure artistiques, ciselées ou damasquinées argent, dos de poignée en ivoire cette fois.
N° 5 (à partir de 1905): les carcasse et canon sont ciselés avec incrustation d’or et bronzés. Le cadre mobile est jauni, la sureté et les vis sont bleuies, la portière et la clé sont dorée. La poignée est en ivoire.
N° 6 (à partir de 1905 toujours): modèle de grand luxe entièrement et finement gravé de partout avec damasquinage or et poignée en nacre.
Les numéros 4 à 6 étaient livrés dans des étuis cuir parfois en forme de porte-monnaie et plus ou moins luxueux selon les versions.
Tout cela reste globalement indicatif car les finitions des divers numéros ont changé plusieurs fois notamment en 1907.
Mondialisation obligeait déjà, les pistolets à damasquiner étaient envoyés à Eibar au pays basque espagnol ou à Barcelone. Entre 1905 et 1910, seuls 161 pistolets Numéro 6 seront vendus…
Voilà, il y en avait pour tous les goûts et les budgets.Vers 1905 le numéro 4 coûtait 60 francs et le N°6 110 Francs. Un ouvrier spécialisé de filature gagnait 4.7 Francs par jour et un ouvrier ordinaire 2.7 Francs par jour.
Il aurait donc fallu consacrer quasiment 1, 5 mois de salaire à un simple ouvrier pour s’offrir une merveille comme le N°6. Impensable.
In fine l’arme sera vendue à environ 19.000 exemplaires dont nombre se sont perdus depuis plus d’un siècle.
Le « La Mitrailleuse / Le Gaulois » est aujourd’hui assez recherché pour son mécanisme et sa forme originale, ses variantes (et leurs étuis) et son coté Belle Époque très assumé.
Maître Flingus vous propose ici un assez bel exemplaire (ils sont souvent en très mauvais état dans les versions nickelées) de Pistolet « Mitrailleuse » qui deviendra « Gaulois N°3 » après 1905. Étant marqué « Mitrailleuse », il est donc d’avant juin 1905. C’est donc une des premières production ( N°1419).
Son nickelage comme son cadre sont en bon/très bon état ne portant que des tâches éparses d’oxydation dont plusieurs sont rattrapables à la paille 0000 et WD 40. Pas de trou ou de peau d’orange.
Le nickelage d’origine, assez fragile à cette époque (regardez donc vos sabres d’officier 1882…) est encore ici présent à 80 ou 85%. Ces nickelages étaient bien plus fragiles que les bronzages.
L’arme était, en n°3, vendue dans ces deux finitions différentes, bronzée ou nickelée.
Ce qui la distingue surtout de la N° 2 c’est sa poignée recouvert d’ambroïne, une résine de couleur destinée à imiter l’ambre en lieu et place du simple Gutta Percha tout noir des N° 2.
Un exemplaire plus tardif au marquage « Le Gaulois » et bronzé est ici.
L’intérieur du mécanisme est sans oxydation, plis que très beau.
Mécaniquement l’arme est tout à fait fonctionnelle même si elle mérite un nettoyage / graissage.
Le mécanisme est fluide même si les ressorts sont encore bien fermes. La percussion est franche et sonore. L’ébonite orangée de dos de poignée est en excellent état sans manque ni fêlure.
Le canon présente de belles rayures bien nettes et il est miroir.Tous les défauts visibles sont TRÈS exagérés par mes gros plans encore une fois.
Le splendide petit guidon nickelé est bien là aussi. Il ne fallait pas manquer de précision dans les circonstances les plus périlleuses…(second degré)
La trappe d’alimentation est bien fonctionnelle et les vis sont en très bon état.
Tous les marquages sont bien nets et lisibles et aucun n’est masqué ou rongé par l’oxydation comme souvent.
Aucune indication de calibre sur ces tout premiers exemplaires à la différence de ce qui sera sur les « Le Gaulois » mais c’est bien du 8mm Le Gaulois.
Toujours fabrication précoce, le canon ne porte pas le logo le poinçon d’épreuve de la Manufacture et la mention « LE GAULOIS » qui n’apparaitront qu’après 1906 – L’arme est bien marqué en coté droit en rectangle de son fabricant « Manufacture Française d’Armes de Saint-Etienne ».
Après 1906 il sera marqué à cet endroit « Manufacture Française – Saint-Etienne – Armes et Cycles ».
Un fine un bel exemplaire assez primitif du célèbre Gaulois en très bon état général comparé à nombre de ses confrères et un complément indispensable pour un collectionneur d’armes civiles originales ou à systèmes.
Arme de catégorie D e) au CSI: CNI ou passeport en cours de validité obligatoire.
Répétons le ! L’armurerie Flingus Maximus à Paris et partout en France est là aussi pour vos formalités armes entre particuliers, le rachat de collections armes et militaria, vos estimations d’armes, vos questions armes dans les successions et héritage. Contactez votre armurier préféré via notre formulaire de contact ou à [email protected]
Rappel : Toutes les armes de collection, de chasse, et de tir sont d’occasion et sont vendues dans l’état, sans garantie.
Toutes les armes historiques de fabrication ancienne vendues en tant que C ou D, “Collection” ou “Cow-boy shooting”, sont des armes de collection non éprouvées pour le tir et non testées en stand.
Elles ont été inspectées visuellement relativement à leur état général mais aucune n’a été utilisée au tir et elles sont donc vendues comme non testées. L’acquéreur désirant utiliser une arme pour le tir devra impérativement se rapprocher préalablement du banc National d’Épreuve de Saint Étienne, seule entité habilitée à délivrer des certifications d’épreuves préalable à un usage de tir.
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