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Very fine Swiss rifle Model 1896/1911 – cal. 7.5×55 Suisse / GP11 – 6 rounds – 1898 service rifle modified to the 1911 standard – Waffenfabrik Bern – Excellent mechanical and cosmetic condition – Service rifle sling and barrel protector – Category D – Very good condition+
≈ $827
Price at the dealer: 740 €. Converted at the ECB rate as of October 30, 2026.
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ID: 11370691
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Source
Flingus Maximus
Last updated
about 8 hours ago
Description
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C’est toute une histoire ces armes suisses du Système Schmidt Rubin…
Il faut dire qu’elles ont bien servi la Confédération (et la Papauté aussi !) de 1889 à…1958, date de production des derniers K31 militaires.
Certains exemplaires de cet ultime et célèbre rejeton de la lignée Schmidt Rubin, en fabrication privée, sont même sortis en 1972!
70 ans de service militaire pour un système d’arme, au XX° siècle, c’est une performance. Il fallait bien que le système ait quelques qualités et soit hautement évolutif . Car, entre autres choses, et entre temps, on était passé de la poudre noire à la poudre vive.
Si, après un certain 13 septembre 1515, la nation helvète choisit la « neutralité éternelle », elle affirmait plus que jamais sa volonté d’indépendance par rapport au Saint Empire et à la France. Elle se retrancha donc, décidée à faire payer cher toute incursion sur son territoire. Et décida de sa totale autonomie en matière d’armement.
Dans le domaine des armes à feu, et durant fort longtemps, chaque canton eut la liberté de choisir son modèle et ses fournisseurs. Le tournant dans l’autonomie cantonale et dans l’unification des modèles au sein de la Confédération ne se fit qu’avec la carabine fédérale de 1851 en calibre 10,4mm.
10,4mm, c’est déjà un calibre réduit par rapport aux standards de l’époque ailleurs. Décision fondatrice. La Suisse avait 20 ans d’avance sur le reste de l’Europe.
Poursuivant dans cette ligne de la réduction des calibres pour obtenir une meilleure rasance, les travaux du major suisse Eduard Rubin (1846-1920) furent décisifs.
Ses conclusions étaient qu’un petit projectile de 7 à 8mm de diamètre mais chemisé de métal pour éviter de se déformer face à la vitesse et aux températures, obtenait 50% de portée en plus que celle des fusils de calibre 11mm récemment adoptés par les voisins de la Suisse aux lendemains de la guerre franco-prussienne. Et demeurait fort létal.
Outre ces avantages de la réduction de calibre, on venait donc au passage d’assister à la naissance du full metal jacket!
Les essais, réalisés par Rubin avec de la poudre noire compressée (qui donna naissance aux tant appréciées poudres suisses N°2 et 3), pouvaient enfin prendre une tout autre dimension et bénéficier pleinement des avantages balistiques récemment découverts.
De son esprit méthodique sorti bientôt une cartouche à gorge, aux bords droits et au projectile de diamètre 7,5mm.
Cette cartouche, la GP89 à poudre noire allait devenir la GP90 à poudre vive un an plus tard. Elle évoluera plus tard en la légendaire GP11, une cartouche qui restera en service jusque dans les années 1990.
Aujourd’hui encore, ce sont toujours ces excellentes références helvétiques qui font souvent le haut des podiums des épreuves de TAR.
A munition novatrice, il fallait une mécanique émérite.
Ce fut le colonel Eduard Schmidt (1832-1898) de la Waffenfabrik de Bern qui se chargea de la concevoir. Et les suisses, la mécanique, ils connaissent.
Non content d’adopter un magasin Lee de 12 coups, la plus grosse capacité de l’époque dans toutes les armées (reprenant en cela la capacité du fusil suisse Vetterli 1871 à magasin tubulaire), Schmidt le compléta d’une culasse à deux temps unique. Une étrange culasse linéaire. Plus de levier d’armement ! Et une innovation de l’Histoire de l’armement.
Dirigée au moyen de cames intégrées à la culasse même, elle fonctionnait par un verrouillage symétrique engageant deux forts tenons.
Ce point de détail (pour certains) des tenons est, pour les plus éminents tireurs d’élite, un élément clef dans la précision d’un fusil. Si certains fusils de la famille Mannlicher fonctionnaient déjà sur un principe de culasse linéaire à deux temps, ils ne le faisaient qu’au moyen d’un unique tenon basculant.
De cette collaboration remarquable entre ces deux concepteurs novateurs ressortit donc l’excellent fusil Rubin-Schmidt modèle 1889 à culasse linéaire et doté d’une cartouche GP90 en avance sur son temps. Le premier rejeton d’une belle famille jusqu’au K31.
Ce modèle 1889 est d’abord d’une arme à action rectiligne, c’est-à-dire que le tireur n’a qu’à tirer vers l’arrière sur la poignée de charge pour libérer la culasse et éjecter, et à la repousser vers l’avant pour recharger l’arme et réarmer le percuteur. Une rainure en spirale fait tourner le manchon de fermeture dont les tenons sont situés très à l’arrière de la culasse.
Ce système d’action directe de la culasse ne comporte donc que deux mouvements, un en avant et un en arrière.
Sur une culasse non linéaire, il faut en plus faire pivoter la culasse à l’aide du levier pour la déverrouiller puis le rabaisser en fin de mouvement pour verrouiller l’ensemble, soit quatre mouvements au lieu de deux. L’action linéaire de tir en est donc de facto bien plus rapide.
Certains à l’étranger objectèrent que la force physique nécessaire au plein mouvement rectiligne est supérieure à celle du mouvement d’une culasse à levier et que cela vient relativiser le gain en rapidité.
Les suisses répondirent que la bonne éducation de leur population et le dur entrainement du soldat suisse viendraient in fine leur donner raison opérationnellement.
De fait, les armes suisses furent étudiées à l’étranger mais aucune autre armée européennes n’adopta la culasse linéaire.
L’absence de conflit armé entre la Suisse et ses voisins ne permettra jamais de trancher pour savoir qui avait raison dans ce débat. Mais je pense in fine, à titre personnel, que ce sont bien les petits suisses qui voyaient juste et que ces armées étrangères eussent bien souffert de la cadence de tir des armes Schmidt Rubin.
Par ailleurs, cette culasse linéaire inaugurée avec le système 1889 présentait deux autres avantages décisifs.
Premièrement, la culasse se laisse démonter et nettoyer très facilement.
Ensuite, et surtout, le gros diamètre de son manchon de fermeture offre un bras de levier nettement supérieur à ce qui existe dans les Lee, Berthier ou Mannlicher de l’époque. Elle permet une rotation plus longue, plus franche dirais-je, des tenons de verrouillage. Cela facilite l’extraction de l’étui de la cartouche. Point essentiel dans une arme qui se veut à tir rapide.
Le système de sécurité est lui aussi fort bien conçu. Ce gros anneau attaché à l’arrière du percuteur se manipule facilement du doigt (même ganté) en rotation à 90°. C’est simple, efficace et lisible illico. Bien des accidents en sont évités.
Tout cela vous explique pourquoi nos amis suisses sont restés fidèles à leur fameuse culasse linéaire tant que leur armée resta équipée d’armes à répétition manuelle.
Par rapport aux armes étrangères, cet excellent M 1889 présentait néanmoins le défaut d’être un peu lourd (tare classique l’armement suisse jusqu’au Fass 90 inclus).
Mais, surtout, sa culasse est démesurément longue avec des tenons placés très en arrière. Elle avait donc tendance à vibrer sur son axe au tir ce qui se révéla un peu préjudiciable à la précision. Longue, elle est aussi plus sensible à la déformation ce qui limite son usage avec des munitions à très forte pression.
L’arme M1889 fut néanmoins produite à 212 000 exemplaires entre 1891 et 1897. Toutes sont numérotés de 1 à 212.000.
Pour remédier aux défauts de cette culasse 1889, il fut envisagé de la réduire un peu en taille (20mm) mais surtout de faire migrer les tenons de verrouillage de l’arrière vers le milieu de la culasse.
Certain de la validité de ses opinions, le colonel Schmidt refusa de modifier un fusil qu’il considérait comme parfait.
Péché d’orgueil. Croire au caractère définitif de ses succès, même les plus éminents, est une faute cardinale et classique de l’histoire de l’armement. Bochardt, Luger ou Colt en sont de parfaits et classiques exemples.
C’est donc le contrôleur de la Waffen Fabrik de Bern, le Colonel Vogelsang, qui s’y colla.
L’arme qui en résulta fut le fusil M1889/96.
La culasse est plus courte que sur le 1889 et les tenons sont déplacés vers l’avant. La hausse demeure celle, imposante, du modèle 1889. Le canon est toujours le canon long de 780 mm à 3 rayures au pas de 270 mm. Elle tire toujours même la cartouche GP 90 mais les défauts de l’arme d’origine sont corrigés.
L’arme M 1889/96 sera fabriquée à 137 000 exemplaires entre 1897 et 1912 numérotées de 212 001 à 349 000.
Et pourtant, vous ne le verrez que très exceptionnellement dans cet état d’origine ce fusil 1889/96.
En effet ces armes vont toutes être transformées à partir de 1911 pour être mises au standard d’une nouvelle munition, la GP11.
De la documentation, il appert que seules environ 1.300 armes M 1889/96 ne sont pas repassées en arsenal pour être mise au standard 1911 et sont restées en état d’origine. De vraies raretés.
C’est quoi cette histoire de GP11 ?
Le fusil 1889/96 a peine adopté et produit, vers 1898-1900, tout change encore en Europe.
En effet, dès 1898, la France adopte une nouvelle balle pointue, dite balle « D » pour sa cartouche 1886 Lebel jusque là à projectile ovoïde.
Honneur au Lieutenant-Colonel Desaleux, son inventeur. C’est le premier projectile « Boat Tail », à corps rétreint, de l’Histoire.
Cette balle française est la mère de tous nos projectiles d’armes d’épaule jusqu’à la 5.56 actuelle. Son comportement balistique est un immense progrès en termes de précision et de pénétration. Plus grande vitesse initiale, moins de trainée, une plus longue portée et, ce qu’on ne découvrit que plus tard, un plus grand effet vulnérant.
La France est suivie par l’Allemagne dans cette voie avec l’adoption de la balle « S » pour Spitz (pointue) pour sa cartouche 1898 et ce, dès 1905.
La supériorité de ces munitions étrangères pousse la Suisse à se pencher à nouveau sur la question de sa munition.
En 1908, la suisse adopte donc elle aussi une nouvelle balle dans une nouvelle cartouche à charge de poudre renforcée. C’est toujours une 7.5 x55 Suisse même si sa taille diffère de la GP90 à cause de l’ogive pointue (53.5m pour une GP90 contre 55mm pour la GP11). Elle sera adoptée sous sa forme définitive en 1911, et deviendra une des meilleures cartouches au monde.
Cette GP11 est la grande tante de toutes nos munitions modernes: culot à gorge, parois droites, épaulement. Mise côte à côte avec une 7,62 Otan, qui elle date de 1954, elles sont presque jumelles! Très différente de la cartouche de 8mm Lebel qui fut la première des munitions modernes et pourrait passer pour un prototype à coté d’elle.
Preuve de ses éminentes qualités, Cette GP11 restera en service dans l’armée suisse de 1911 jusque …1994 notamment dans les mitrailleuses suisses !
Seul problème, elle est sensiblement plus puissante que la GP 90 ce qui explique pourquoi il est aujourd’hui encore fortement déconseillé de tirer de la GP11 dans les armes du système 1889 ou 1889/96 construites d’origine pour tirer de la GP 90 et non modifiées post 1911.
La différence de taille tenant surtout à la forme de l’ogive, une GP11 peut facilement chambrer dans une arme du système GP90. Mais alors gare! Un tireur avertit et responsable en vaut deux…
Toutefois, l’excellente solidité des nouvelles culasses modifiées 1896 du fusil M1889/96 permettait d’envisager sereinement l’adaptation de ces fusils, moyennant quelques modifications, pour la puissante et nouvelle munition GP11.
Ces armes 1889/96, après tout, venaient à peine d’être produites avec les contributions fiscales du citoyen helvète et, en ces époques de vraie rigueur monétaire et budgétaire, on ne plaisantait pas encore avec ses notions. En Europe voter un budget en déficit vous exposait au risque d’être illico politiquement décrédibilisé. Suivez mon regard.
L’adoption de la GP11 conduisit donc à la fois l’adoption des fusils et carabines 1911 construits directement au standard de la GP11 dit K11 et G11. Et, pour économiser les deniers publics, à la transformation au standard GP11 de la quasi-totalité des armes 1889/96 déjà produites (et d’autres aussi comme les carabines de forteresse modèle 1900 ou celles de cavalerie Modèle 1905).
On obtint ainsi notre fusil de ce jour, dit M 1896/11 dans la nomenclature officielle de l’Armée suisse.
Un peu plus de 135.000 fusils 1889/1896 furent ainsi transformés au standard 1911 sur les 137.000 armes 89/96 produites initialement comme expliqué plus haut. Ces 1896/11 sont comme leur prédécesseurs 89/96 numérotés de 212 001 à 349 000 puisque ce sont les mêmes armes après modification.
Cette modification s’étalera dans le temps de 1912 à 1920.
Cette transformation consista d’abord à remplacer l’ancien canon 1889 à trois rayures par nouveau canon 1911 à 4 rayures au pas de 270 mm (mais toujours long de 780 mm) et dans un acier différent.
La gigantesque hausse du 1889 fut également modifiée pour une hausse plate étalonnée jusqu’à 2 000 m adaptée à la nouvelle balistique de la munition GP11. On modifia aussi la plaque de couche pour plus de confort à l’épauler.
En plus de la modification de canon et de hausse, on adopta un magasin amovible à 6 coups, qui ne dépasse pratiquement plus sous le fût, premier moyen de distinguer illico un 1896 modifié 1911 de ses prédécesseurs.
Encore plus visible, on décida d’améliorer la tenue de l’arme en la dotant d’une crosse à poignée pistolet par ajout d’une pièce de bois sous l’avant de la crosse. Cet ajout en crosse permet aussi d’identifier une arme passée au système 1911 au premier coup d’œil.
Tout cela dans une recherche effrénée de précision au tir. On est chez Guillaume Tell ne l’oubliez pas.
L’arme sera l’arme standard de l’armée suisse jusqu’à l’arrivée du K31 en 1933. Reléguée dans la réserve, ses derniers coups de feu militaires seront tirés dans les années 50.
Du fait, ils ont été longtemps et beaucoup trimbalés ces 96/11 et les trouver en très bon état est difficile.
Avec sa ligne de mire immense, ses tolérances de fabrications très strictes, les qualités de fabrications suisse de l’époque et alimenté par l’excellente GP11, le fusil 96/11 est une arme d’une remarquable précision. Même assez exceptionnelle parmi ses contemporaines européennes.
Contrairement à beaucoup de fusils militaires de l’époque qui ont des détentes lourdes ou rugueuses, le mécanisme suisse offre un départ en deux temps net et léger, idéal pour le tir de précision.
Outre sa solidité foncière, c’est une excellente arme à longue distance qui tient encore tête très sereinement à nombre d’armes modernes. Son seul vrai défaut est son encombrement et son poids.
Pour le reste, une des meilleures armes réglementaires de stand qui soit aujourd’hui disponibles et en catégorie D en plus.
Voilà vous connaissez désormais l’Histoire de notre fusil 1896/11 de ce jour.
Notre arme de ce jour est en excellent état dans l’absolu surtout comparée à nombre de ses consœurs.
Comme dit plus haut, les 96/11 ont beaucoup été utilisés et baladés dans l’armée d’abord puis dans la réserve pendant près de 60 ans. Et je considère celui-ci comme assez peu « marqué » par rapport à l’habitude. Normal, c’est de la sélection Flingus.
Les bois sont très beau noyer, avec une teinte claire tirant légèrement sur le rouge qui fait un peu penser à certaines armes américaines. Du beau noyer ancien très solide.
Les marques de manipulations sont globalement légères hors un ou deux coups en fut. Et les marques sont plutôt éparses comparés à nombre de ses confrères. Ni fracture ni enture. Sauf bien sûr l’excellent travail d’arsenal pratiqué après 1911 pour lui donner sa poignée pistolet réglementaire. Ce qui identifie illico une arme 1896 adaptée à la GP11.
Marquages et autres petites croix suisses encore lisibles en bois ce qui témoigne du bon état global de ces bois. Bois en TBE/TBE+.
Ces bois nous apprennent au passage qu’elle a été réattribuée à la réserve du Canton de Vaud (marquage en dessus de crosse en sus d’un numéro d’inventaire).
Le bronzage est très légèrement éclairci par endroit notamment aux place de frottement mécanique de la culasse mais c’est très léger. L’arme porte disons 95% de son bronzage d’origine (d’ailleurs de fort bonne qualité car il a bien résisté au temps) –
L’arme étant de 1898 (!) elle a quand même bientôt 130 ans… Présenté comme ça, nul ne le jurerait en la voyant si fraîche !
Tous les marquages et poinçons sont nets et bien visibles. Aucune oxydation ou peu d’orange nulle part.
Fort peu de griffures en bronzage aussi – Les moindres défauts de l’arme sont comme d’habitude AFFREUSEMENT EXAGÉRÉS sur mes photos en TROP GROS plans. Mais comme ça vous voyez tout. Les photos de l’ensemble de l’arme lui rendent meilleure justice je trouve. Fers en TBE+/TBE++
Mécaniquement, l’arme mérite d’être nettoyée et graissée notamment en culasse mais elle est en excellent état et bien fluide. Les ajustements sont bien fermes et sans jeu d’usage excessif aucun au dépit de son âge. Comme au premier jour. Elle n’est pas « usée » et conserve encore un grand potentiel.
Le chargeur 6 cartouches vous donnera beaucoup de bonheur car, une fois habitué, on peut réellement enchainer des tirs fort rapide et précis avec ces 96/11 !
Le bouton de préhension de culasse est en parfait état ce qui simplifie la manipulation par rapport à nombre d’exemplaires sur le marché. La sécurité en anneau est parfaitement fonctionnelle et facile à engager/dégager. C’est un plus sur une arme militaire destinée au stand.
A signaler l’excellente détente, à la fois souple et nette, qui fait un des attraits des 1896/11 par rapport à nombre de leurs petits frères européens de la même époque. Elle file assez longuement pour vous laisser le temps d’un dernier remord puis tombe sur une bossette très nette et très facile à passer à la fois. Histoire de ne pas se louper par un coup de doigt malencontreux.
Le 1896/11 est une excellente arme de tir, certes créée pour des troupiers mais des troupiers suisses que l’on formait au tir de précision à cadence rapide et à longue distance. L’armée suisse, en cela, a toujours été proche de l’armée britannique dans sa philosophie : moins de tireurs mais des très bons.
Pour la Suisse pas de choix ici: la géographie du pays imposait en effet un tir fréquent de pente à contre-pente au sein d’une même vallée, contre pente parfois éloignée de 1000 mètres ou plus. Il fallait des bons tireurs.
Le 96/11 reste de nos jours une excellente arme de tir à des distances de 500 mètres et même bien plus. Aujourd’hui, elle séduit encore bien des tireurs de longue distance grâce à ses qualités de précision notamment. Sa munition, l’excellente GP11, sans doute même supérieure à la 308 à ces distances, n’est pas pour rien dans cette bonne réputation.
Le canon est superbe avec des rayures bien nettes et aucune oxydation. Il vous donnera beaucoup de bonheur et pour longtemps à n’en pas douter.
L’arme a d’ailleurs connu ces dernières années un regain de popularité dans son pays natal où, du fait des destructions d’armes jugées peu vendables esthétiquement et de plusieurs années d’exportation, elle devient plus difficile à trouver. Elle devient même assez rare à l’achat chez mes confrères helvètes qui m’ont confirmé pour plusieurs ne plus en avoir… 135.000 armes il y a 120 ans, ça finit par disparaitre assez vite en fait.
Notre 1896/11 de ce jour sera livré en plus avec une bretelle réglementaire et son bouchon de canon. Pour la bonne bouche si je puis dire.
In fine une arme suisse de grande qualité technique et de fabrication irréprochable, tirant un des meilleurs calibres et dans un très bel état de conservation. Une arme qui fera tout autant honneur à vos qualités de tireur qu’à votre collection. Un « must have » dans une collection de réglementaires européens et le tout en catégorie D.
Arme de catégorie D au CSI : vente réservée aux majeurs, pièce d’identité, CNI ou passeport, en cours de validité obligatoire.
Rappel : Toutes les armes de collection, de chasse, et de tir sont d’occasion et sont vendues dans l’état, sans garantie. Toutes les armes historiques de fabrication ancienne vendues en tant que C ou D, « Collection » ou « Cow-boy shooting », sont des armes de collection non éprouvées pour le tir et non testées en stand. Elles ont été inspectées visuellement relativement à leur état général et mécanique mais aucune n’a été utilisée au tir et elles sont donc vendues comme non testées. L’acquéreur désirant utiliser une arme pour le tir devra impérativement se rapprocher préalablement du banc National d’Épreuve de Saint-Étienne, seule entité habilitée à délivrer des certifications d’épreuve préalable à un usage de tir.
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