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Flingus Maximus
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ongeveer 12 uur geleden
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Très beau fusil du modèle 1777 modifié an IX – Fabrication de l’épopée impériale en 1813 – toutes garnitures poinçonnées et homogènes – baïonnette du modèle et bretelle de buffle. État remarquable.
Une pièce comme Maître Flingus les aime… qui racontent l’Histoire. Évidemment, j’aurai préféré trouver un 1806 ou un 1809 dans un état comme celui-ci. Mais on en voit plus… Combien de ces anciens sont revenus de la catastrophe de Russie (juin 1812/ janvier 1813)?
Début 1813, Napoléon a du d’abord rameuter tous les officiers et corps de troupes un peu solides qui se languissaient en Espagne ou ailleurs et enrageaient six mois plus tôt de ne pas partir en Russie, où, ils en étaient sûrs, leurs camarades engrangeraient promotions et décorations à leur place pendant que eux restaient à faire de la contre – guérilla sans gloire avec Suchet sous le soleil de plomb d’Espagne. En fait, ils furent très chanceux. Ceux qui ont survécus à 1813/14 ont pu écrire leurs mémoires. Les 600.000 – la plus grande armée réunie depuis l’Antiquité – et qui ne sont jamais revenus de Russie, eux, n’ont rien écrit… Dans l’histoire de l’Empire il y a bien un avant et un après décembre 1812.
Début 1813, Napoléon avait du relancer aussi en catastrophe et à plein régime la production d’armement pour compenser le vide cataclysmique en matériel laissé par la Russie.
Pouvait alors commencer quelques unes des plus glorieuses et héroïques campagnes de l’Empire, celle des combats dos au mur, où Napoléon allait retrouver le Génie d’Italie, pour finir trahi, sans quasiment avoir perdu de bataille en 1813 hors Leipzig et avoir vaincu tous ses ennemis à chaque rencontre en 1814 ! Il faudra deux ans de combats féroces à toute l’Europe coalisée pour en finir avec l’Armée Française pourtant sortie très affaiblie de la Campagne de Russie.
C’est un enfant de cette époque de fer que nous vous présentons aujourd’hui: un très beau 1777 modifié An IX de 1813.
Bois impeccable et 100% d’époque sans une enture et très peu de traces de manipulation – État réellement rare avec un macaron de crosse est encore bien lisible 210 ans après ! Notre bébé est né en octobre 1813 à Saint-Étienne, marqué » B…1813 – P – Obre » . C’est bien un « Marie-Louise » (du nom de l’Impératrice, marraine des enfants-soldats, derniers mobilisés de l’épopée impériale). Prussiens, Autrichiens et cosaques n’ont qu’à bien se tenir… La crosse est bien poinçonnée « B » couronné pour l’inspecteur des bois – le macaron est bien « B » aussi avec sa bonne cheville « EF » pour « Empire Français » au milieu. Le « B » de contrôle des bois apparait aussi près de la contre-platine coté gauche de l’arme cette-fois.
Garnitures fer 100% conformes au règlement et toutes au même poinçon « G » couronné
Culasse et tonnerre: Poinçonné « P »étoilé au tonnerre « 64A » et bien daté « B 1813 » – indication de calibre « 17,5 » – la queue de culasse est bien marquée du modèle « M1777 » – très beau.
Platine : La platine est signée » Manufacture Impériale de Saint Étienne » et poinçonnée « S » dans un losange (inspecteur des platines). Bassinet de laiton conforme. Le dos de batterie a encore du potentiel.
Tous les marquages et poinçons de cette arme absolument homogène sont bien lisibles et clairs – Juste un peu tabac à l’embouchoir – pas de remplacement – pas de piqûres – pas de rouille.
Mécaniquement : Le canon est en excellent état – la platine est en parfait état de fonctionnement. Elle tient bien ses deux crans et le silex, bien en place, produit de très belles étincelles ! (à essayer lumière éteinte pour s’en rendre compte – et pas trop souvent pour ne pas user le dos de batterie – qui est d’origine). La lumière est bien fonctionnelle. Le ressort de batterie est impeccable. Pas de jeu.
Bonne baguette du modèle – poinçonnée également.
L’arme est livrée avec une baïonnette réglementaire d’époque Empire et une bretelle en cuir de buffle épais en repro mais bien conforme au modèle troupe de l’époque.
Une fois la baïonnette fixée au bout des 152 cm de fusil, on se rend bien compte de ce qu’était une troupe d’infanterie qui se défendait contre une attaque de cavalerie. Il fallait bien que l’ensemble fusil + baïonnette constitue un barrage de piques contre les chevaux et les redoutables sabreurs qui les surmontaient…
Bref un superbe ensemble non bricolé – très homogène – dans en excellent état, bien complet de ses accessoires de combat, et qu’il devient très très difficile de trouver aujourd’hui dans cette qualité de conservation. En plus, d’être une arme qui raconte la grande Histoire.
Si vous ne devez avoir qu’un seul 1777 c’est celui-là qu’il faut avoir. Il y a longtemps que maître Flingus n’en avait pas rentré un aussi beau !
Arme venant d’une collection de très haute qualité, dispersée à Drouot il y a quelques années.
Arme de catégorie D au CSI : pièce d’identité, CNI ou passeport, en cours de validité obligatoire
Rappel : Toutes les armes de collection, de chasse, et de tir sont d’occasion et sont vendues dans l’état, sans garantie.
Toutes les armes historiques de fabrication ancienne vendues en tant que C ou D, “Collection” ou “Cow-boy shooting” , sont des armes de collection non éprouvées pour le tir et non testées en stand. Elles ont été inspectées visuellement relativement à leur état général mais aucune n’a été utilisée au tir et elles sont donc vendues comme non testées. L’acquéreur désirant utiliser une arme pour le tir devra impérativement se rapprocher préalablement du banc National d’Épreuve de Saint Étienne, seule entité habilitée à délivrer des certifications d’épreuves préalable à un usage de tir.
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