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Prachtig en zeldzaam Pruisisch artilleriezwaard, bekend als zijwapen 1864 – Wapens van de oorlogen van 1870/71 en 1914-1918 – Fabricage Weyersberg in Solingen – Pruisisch wapen van 1889 – 51e artillerie van Straatsburg! – Zeldzaam mono-serial wapen en schede – TBE/TBE+

500 €
Vrij te koop (vanaf 18 jaar)
75002 Paris, Frankrijk
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ID: 10338598
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Details

Originele taal
Frans
Categorie
Staat
Nieuw
Locatie
🇫🇷 75002 Paris, Frankrijk
Beschikbaarheid
leverbaar

Actualiteit

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Bron
Flingus Maximus
Laatst bijgewerkt
ongeveer 16 uur geleden

Beschrijving

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Les glaives pour troupes à pied ont une longue histoire en Europe. Y compris à l’époque moderne.

Toutes les armées en ont eu. Et quasiment toutes ont eu un modèle iconique ou fétiche qui a souvent suivi les hommes à travers les générations de soldats dans de nombreuses campagnes: sabre briquet an IX ou modèle 1831 chez nous, glaive 1842 suisse, modèle 1843 italien, modèle 1827 russe… Ils ont été portés parfois jusqu’au début du XX° siècle

Pourquoi tant de glaives et si longtemps ?

Et bien, il n’était pas rare dans les bataille des temps passés que l’artillerie ou les pontonniers, débordés ou rejoints par l’ennemi au hasard des combats, ou même simplement l’infanterie, dussent se battre à l’arme blanche et au corps à corps.

Depuis des temps immémoriaux, le glaive constitue une des meilleurs solutions de combat rapproché à l’arme blanche.

Bien plus léger en vérité que la longue perche constituée par la classique baïonnette de 50 cm au bout d’un fusil de 1m30 qui a marqué les 18, 19 et le début du 20° siècle et visant à lutter d’abord contre la cavalerie, le glaive est surtout d’emploi simple.

Il ne nécessite pas une longue formation d’escrimeur au contraire du sabre qui requiert lui une vrai expertise  particulièrement à cheval. Le glaive est maniable et son allonge est supérieure à celle du couteau ou de la hache.

Il peut frapper d’estoc (avec la pointe) et de taille (avec le tranchant) au vue de la situation. Une excellente arme blanche de défense immédiate. Il suffit d’être très décidé à sauver sa peau…

Nos glaives ont eu une longue vie opérationnelle réglementaire du 17° siècle jusqu’à la guerre de 1870 en France.

Il ne faut pas négliger non plus que le port ostensible de cette arme au marché ou au cabaret, avec des uniformes colorés et rutilants, ajoutait au prestige de la troupe et des sous-officiers dans la vie quotidienne. En France la baïonnette Chassepot, sans fusil aucun et juste telle quelle, a joué ce rôle chez les policiers jusque dans les années 1920…

Le prestige de l’arme blanche n’était pas encore mort dans les mentalités. Cela explique aussi sans doute la durée de vie réglementaire du glaive dans nos armées et dans les autres armées d’Europe.

 

En Prusse, la grande vedette c’est le glaive pour troupes à pied modèle 1864, notre arme de ce jour.

Il équipera, après quelques prédécesseurs, essentiellement artilleurs et pontonniers des années 1860 jusqu’à la Guerre de 1914-1918. Il sera de toutes les victoires de la Prusse contre le Danemark, l’Autriche, la Bavière, et bien sûr la France en 1871. Alors on le gardera longtemps. 

On le voit en effet encore sur quelques photos datées de 1915/1916… Bavière ou Wurtemberg auront leurs propres modèles. Il faut dire que cette période est aussi celle d’un manque cruel d’armes blanches dans toutes les armées qui obligea à ressortir les bons vieux glaives.

Mais son moment de gloire véritable est la guerre de 1870-1871 où on le voit non seulement en photos mais également dans nombre de tableaux, tant français qu’allemands, représentant les combats et batailles de ce cruel conflit.

Notre exemplaire est assez rare. D’abord il est en excellent état avec tous ses marquages de fabricant et ses poinçons tous bien nets et lisibles.

Il n’a pas été passé à la toile émeri pour rattraper de profondes peaux d’orange comme souvent…Les tâches d’oxydations sur la lame sont limitées et peu profondes.

Sa poignée est en excellent état sans coups ou bosse importante.

Bien plus intéressant il nous vient avec son fourreau en très bon état avec ses agrafes qui tiennent bien et sa chape complète de sa lame ressort de maintien.

Le cuir n’est pas décousu et n’est pas non plus raccourci par une humidité passée mal séchée comme souvent. Il suffira de mettre un peu de cirage noir sur les griffures de surfaces pour qu’il soit juste parfait.

C’est une très belle fabrication par Weyersberg à Solingen, grand fournisseur de l’armée impériale devant l’Eternel.

Le marquage de fabricant exact est « Wegersberg & Stamm – Solingen » bien visible au talon gauche.

Bref une très bonne pièce en très bon état.

Mais ce n’est pas tout : l’arme est rigoureusement mono-matricule arme et fourreau pour son marquage d’unité ce qui est rare sur ces pièces. Bien plus rare que sur les baïonnette 1871 de la même période par exemple.

Encore mieux, ce marquage arme et fourreau est « 51. A. 2. 68. R« . 

Le marquage se lit comme suit:  » 51 ° régiment d’Artillerie – 2° batterie – Arme n°68 – Reserve ».

Il s’agit donc d’un Seitengewehr « alsacien » du temps de l’occupation prussienne. L’arme est d’ailleurs marquée aussi « W 89 » en dos au talon ce qui indique une arme prussienne réceptionnée en 1889.

Le 51° d’artillerie était stationné à Strasbourg Im Elsass – Notre Strasbourg – et l’est resté jusque 1914 au sein du 15° corps d’armée. Arme de la « réserve », il a probablement été utilisé par la réserve de ce régiment en 1914-1918 quand l’Allemagne a du faire feu de tous bois…

On voit rarement d’aussi beau glaive 1864 en aussi bon état et mono-matricule et encore moins à un régiment d’Alsace.

In fine une très belle addition pour un collectionneur d’armes blanches réglementaires allemandes ou à pour un spécialiste des unités alsaciennes en 14-18

 

Arme non classée au CSI mais interdite de vente aux mineurs : CNI obligatoire.

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