Achtung:
Ton navigateur est obsolète. Attention, Gunfinder risque donc de ne pas fonctionner partout. Mets-le à jour dès que possible. En savoir plus !
Très beau Revolver Smith & Wesson « Victory » – L’ex Hand ejector 1899 et le futur modèle 10 de la seconde guerre mondiale – Cal. 38 SW / 38-200- Excellente mécanique – Bel état esthétique – Beau canon – Arme personnelle d’un Commando « Jedburgh » français de la Force 156 du SOE britannique en Indochine – Rarissime étui local – Arme de début janvier 1944 chargée d’histoire – TBE
600 €
Catégorie d'arme B
75002 Paris, France
0
ID: 10338372
Achète en toute sécurité avec Gunfinder
Notre vérification d'identité basée sur l'IA fait de Gunfinder la place de marché la plus sûre en ligne.
En savoir plus
Cette offre est basée sur une synchronisation d'annonce, par laquelle les données de l'offre ont été transmises depuis une boutique, un marchand ou une place de marché externe. Merci de noter que des écarts de prix temporaires peuvent survenir en raison de délais éventuels lors de la transmission des données.
Source
Flingus Maximus
Dernière mise à jour
il y a environ 17 heures
Description
Maître Flingus vous a raconté ici ou ici l‘histoire, pas si simple, du Hand Ejector de 1899 devenu, en 1957, après nombre de détours, le prosaïque « Modèle 10 ».
Car ce qui caractérise aussi cette arme, c’est la valse de ses dénominations.
En un peu plus d’un demi-siècle, la même mécanique de fond — un K-frame à barillet basculant en calibre 38 — traversera pas moins de cinq identités officielles successives.
Baptisée simplement « .38 Hand Ejector Military & Police » ou « Model of 1899 » à sa naissance, elle deviendra le « Military and Police Model of 1902 » avec l’arrivée du nouveau calibre .38 Special, puis deviendra le « Model of 1905 » avec une modification de percussion et des organes de visée agrandis. Ce modèle connaîtra lui-même encore quatre modifications mineures de sa mécanique jusqu’aux années 1940.
En 1942, c’est le sobriquet « Victory Model » qui lui sera affublé.
Née d’un simple préfixe « V » ajouté aux numéros de série lors du passage du millionième exemplaire produit — un nom qui n’a d’ailleurs jamais été officiel — cette dénomination s’imposera dans l’usage courant pour désigner les versions militaires de l’arme datant de la seconde guerre mondiale.
En 1957, l’abandon des noms imagés par Smith & Wesson au profit d’une nomenclature chiffrée fera encore rebaptiser le modèle, enfin et définitivement, en un sobre « Modèle 10 ». Cinq noms usités au moins pour une une seule âme mécanique.
Parlons ici plus particulièrement du « Victory », c’est à dire du Hand Ejector durant la seconde guerre mondiale. Notre S&W Victory de ce jour en est un bel exemple. Cela permettra d’ailleurs aussi d’en situer l’histoire.
En fait, durant la seconde guerre mondiale, l’arme a vécu deux vies parallèles. Une vie britannique et une vie américaine.
Il faut d’abord rappeler que, avant la seconde guerre mondiale, ce modèle, cérémonieusement et clairement dénommé « Military and Police », ce qui témoigne bien des ambitions initiales de Smith en matière de fournitures militaires, avait totalement raté la dite carrière militaire.
A peine 3.000 armes commandés par l’Army et la Navy réunies durant la Guerre des Phlippines, commande qui n’avait d’ailleurs pas été totalement réceptionnée.
La première guerre mondiale n’avait rien arrangé.
En 1914-1918, chez les anglo-saxons, ce ne furent pas tant les .38 qui donnèrent de la voix mais plutôt des .45. Et après la guerre, si l’excellent .455 britannique tendait à se faire timidement pousser vers la sortie au profit du .38/200 (en 1932), c’était nettement moins évident chez l’Oncle Sam.
L’Amérique, elle, avait surtout vu sortir du bois le mythique Colt 1911.
Vers 1930/1940, on pouvait donc légitimement se demander s’il existait encore un avenir militaire pour le revolver en .38.
C’est en fait la guerre et la Grande Bretagne qui vont relancer l’arme. Et c’est surtout le prix qui va relancer le revolver militaire aux USA. Et les deux vont finalement converger chez Smith.
Les anglais tirent les premiers à leur habitude.
La production militaire de revolvers de guerre chez Smith & Wesson démarre dès le 11 mars 1940, avec le lancement du « British Service Revolver » (BSR), un « Military and Police » chambré en .38 S&W/.38-200 pour le compte du gouvernement britannique. En fait en 38SW au départ, puis en 38/200 à partir de septembre 1940. Ces deux cartouches britanniques sont d’ailleurs interchangeables.
Cette première commande s’intensifie ensuite fortement après le désastre de Dunkerque, en juin 1940, lorsque les britanniques, ayant perdu l’essentiel de leur matériel sur les plages françaises, se retrouvent en urgence absolue de rééquipement.
Ils se tournent massivement vers les fabricants américains qui pour certains, comme Smith, n’ont justement que ça à faire vu qu’ils sont encore frappés de plein fouet par la Grande Dépression.
Aux USA, qui sentent la guerre arriver mais n’y sont pas encore impliqués, c’est le prix du Colt 1911 A1 qui interdit en fait d’en équiper tout le monde.
C’est une allocation de ressource dispendieuse à une époque où on cherche surtout à équiper l’infanterie et marins en armes semi-automatique d’épaule et en PM.
On cherche donc une arme plus simple et moins chère pour les hommes moins exposés au combat direct — pilotes, sous-mariniers, gardes divers…
Et c’est donc la Navy qui passe la première commande américaine de ces revolvers militaires à la mi 1940.
C’est assez bien adapté à ses besoins praticuliers en plus. Le revolver a son utilité propre à bord d’un avion ou d’un sous-marin : moins de pièces mobiles, moins sensible à l’humidité, capable de tirer même partiellement immergé. Pas de culasse à armer, pas de sûreté à lever — précieux quand une seule main reste valide ou que l’autre fait autre chose.
Le vieux « Military and Police » reprend donc du service armé aux USA.
Et le Smith & Wesson de la commande britannique tombe à pic pour l’US Navy, si je puis dire, car sa production à assez vaste échelle est déjà lancée du fait des anglais. L’US Navy choisit donc aussi le Military & Police comme revolver de combat.
In fine, environ 850.000 à 950.000 environ de Smith&Wesson Military and Police type Victory seront produit dont environ 568.000 en 38 SW/38-200 iront chez les britanniques.
L’écart d’estimation de production s’explique par la difficulté à comptabiliser précisément tous les canaux de distribution (contrats militaires directs, DSC, Commission Maritime, armes commandées non livrées, armes reprises ou non dans les différentes vagues du prêt-bail, etc.).
Au début, Smith poursuit sa numérotation civile sur ces armes militaires. Ce n’est que arrivé au million (armes civiles et policières d’avant-guerre comprises) que Smith se décide de modifier sa numérotation en y ajoutant le fameux V » pour « Victory » qui va finir par designer toutes les armes, qu’elles soient britanniques ou américaines, de cette production militaire.
Les numéros en « V » commencent au V1 le 24 avril 1942 et se terminent au V811 119 le 27 août 1945. Des armes seront livrées aux britanniques jusque mars 1945.
J’insiste lourdement sur la qualité de ces armes. Nous sommes encore à une époque où Smith ne sait pas faire du « moyen ». Certes les finitions pâtissent un peu de la guerre mais la mécanique et les ajustements restent, eux, intraitables. Je suis d’ailleurs toujours surpris pas la souplesse mécanique et la qualité de détente de ces armes militaires.
En particulier, le contrôle qualité de l’Ordnance sur les armes US sera féroce avec jusqu’à un tiers de la production rejetée certains jours en début de production ! Ce qui explique aussi la qualité de ces armes.
Deux inspecteurs de l’Ordnance y veilleront. Waldemar Broberg (poinçon « WB ») laissera sa place au redoutable Guy H. Drewry (poiçon GHD) aux alentours de l’arme n°142.000. Drewry validera non seulement la production destinée à l’armée des États-Unis mais aussi aussi la production des Smith & Wesson destinée au prêt-bail des anglais.
En 1940 donc, le « military and police » tient donc enfin la carrière militaire tant attendue. Il sera dès lors présent sur tous les fronts. Et très loin de ses bases.
Les pilotes de la Marine américaine comme Boyington portent l’arme en étui de poitrine, un peu comme les tankistes mais l’étui est différent. Les pilotes des Marines portaient en plus des cartouches supplémentaires sur une bandoulière suspendue avec l’arme.
Cette configuration de port de l’arme de poing dans l’aéronavale restera en vigueur jusqu’à l’apparition du Beretta M9 en 1985. On voit beaucoup de photos de pilotes au Vietnam vers 1970 portant encore leur arme comme dans le Pacifique en 1943. En cas d’atterrissage forcé en territoire ennemi, l’arme se dégaine vite et tire en un seul geste, de quoi accueillir dignement le comité de réception depuis son cockpit ou suspendu à son parachute.
Côté britannique, les soldats préfèrent nettement le Victory à leurs vieux Webley et Enfield à canon basculant : fonctionnement plus ergonomique, détente plus nette et plus souple, verrouillage plus rigide. Fabrication Smith oblige.
L’arme aura aussi une carrière plus clandestine.
Une partie significative des Victory en 38SW /.38-200 ne finira pas dans un étui militaire britannique. Ces armes sont en réalité « redistribuées » par l’OSS — l’Office of Strategic Services, l’ancêtre direct de la CIA et par son équivalent britannique le SOE.
L’OSS/SOE les parachutera en nombre aux réseaux de résistance de toute l’Europe occupée. Beaucoup atterrissent en France, parachutés en pleine nuit en 1943 et 1944. Surtout les anglais.
C’est très exactement pour cette raison que le Victory en .38 S&W british reste aujourd’hui bien plus courant sous nos latitudes que son cousin américain en .38 Special : notre continent en a tout simplement reçu beaucoup plus, mais par des voies bien moins officielles.
Notre arme de ce jour est typique de cette production. Par son style et son histoire, le Victory est un des incontournables des armes de la seconde guerre mondiale. Et il en a eu des aventures le Victory. Comme notre arme de ce jour va vous le raconter.
Cet exemplaire se présente dans un état plutôt meilleur que nombre de ses collègues sur le marché. Souvent bien abîmées par des stockages incertains en fait.
D’après son numéro de série, notre arme est sortie d’atelier en janvier 1944. Elle porte bien en carcasse la mention « US PROPERTY » et le poinçon de l’inspecteur Guy H. Drewry (poiçon GHD) dont je parlais plus haut.
C’est bien ce même qui Drewry validera non seulement la production destinée à l’armée des États-Unis mais aussi celle destinée au prêt-bail des anglais.
Mais surtout cette arme n’a jamais été sur le marché et elle a une grande histoire que la famille m’a autorisé à retracer (brièvement – j’en dirais plus à l’acheteur et surtout le nom complet de son titulaire d’origine).
Cette arme est une arme directement affectée au SOE britannique, « le Special Operations Executive » (« Direction des opérations spéciales »), le service secret « le plus combattant de la seconde guerre mondiale ».
Ce service sera à l’origine directe de nos services actions actuels de la DGSE qui seront fondés par des français tous anciens du SOE britannique.
Le SOE fut créé le 19-22 juillet 1940 par Winston Churchill et dissout le 30 juin 1946. Il avait pour mission le sabotage et le soutien des divers mouvements de résistance des pays d’Europe occupés par l’Allemagne et l’Italie et, progressivement, dans tous les pays en guerre contre la Grande-Bretagne. Et, on le sait moins, y compris en Extrême-Orient.
Notre arme a appartenu à un français, le Capitaine « E.F » de la « Force 136 », force commando de jungle du SOE, destinée à l’extrême-orient (dépendant du 3rd Commando Brigade du SOE à Poona en Birmanie, Ex-Indes britanniques)
Il s’agit donc de la branche asiatique du SOE. Comme leurs frères de combats des FFL en Grande-Bretagne, des français qui la rejoindront seront formées aux techniques commandos et aux sabotages ainsi qu’au combat de jungle par les britanniques. La formation était dispensées aux Indes britanniques.
Après formation, des bombardiers B-24 Liberator spécialement reconditionnés pour la Force 136 parachuteront 40 « Jedburgh » français pour des opérations spéciales et d’organisation de la résistance sur les arrière des japonnais qui occupent l’Indochine française depuis septembre 1940.
Exactement comme ils l’ont fait en Europe, mais on le sait moins pour l’Asie. Notre homme fut l’un de ces 40 hommes.
Pour ceux qui ont vu le film, tiré du roman éponyme de Pierre Boule, ce sont bien ces hommes de la Force 136 qui feront, notamment, sauter le célèbre pont de la rivière Kwaï…
Les officiers britanniques David Smiley, Peter Kemp, Rowland Winn, Christopher Blathwayt, Sydney Hudson, John Davies, Richard Broome, Spencer Chapman et les colonels français Jean Le Morillon, Jean Sassi et Jean Deuve, ainsi que le commandant François Girot de Langlade, furent des membres éminent de la Force 136.
Le fameux Bob Maloubier, star du service action, fut également membre de la Force 136. Comme « E.F » a été lui aussi parachuté au Laos mais en août 1945 seulement.
Notre Capitaine « E.F » est un de ceux de l’équipe de Jean Deuve. Il sera parachuté sur le Laos en janvier 1945 pour lutter contre les japonais. « E.F » était le chef de la deuxième équipe parachutée au Laos.
Ancien directeur de l’enseignement à Luang Prabang (Nord Laos sous protectorat), notre « E.F » parlait fort bien laotien et vietnamien ce qui intéressait au plus haut point les britanniques.
Officier de réserve des troupes coloniales, il avait déjà participé aux combats de Langson en septembre 1940 contre de les Japonais et à ceux du Cambodge contre le Siam/Thaïlande en janvier 1941. Il était déjà âgé d’une petite quarantaine d’années en janvier 1945.
200 Européens en tout, organisés par nos « Jedburgh » tricolores et 300 autochtones feront le coup de feu contre les japonnais jusque leur départ. Ils constitueront la seule résistance française organisée en Maquis de la vaste et perdue péninsule indochinoise entre 1940 et 1946.
Les combats seront absolument féroces avec des dizaines de milliers de troupes japonaises lancées en ratissage, forces têtes coupées et autres joyeusetés notamment en mars 1945 lors du coup de force nippon en Indochine française ou lors de la réoccupation des centres urbains entre août et septembre 1945.
Notre Capitaine E.F est un de ces héros.
Lui et son équipe sont largement cités dans le livre de son patron Jean Deuve « Guerilla au Laos » dont je recommande la lecture.
On trouve aussi une petite partie de leur histoire, ici, sur le site des anciens des Services Spéciaux . https://www.aassdn.org/xlde11664.htm
Notre homme est donc un de ceux-là. La personne de sa famille vendeuse de cette arme m’a d’ailleurs confirmé avoir passé de nombreuses vacances de jeunesse dans la famille de Jacques Morlanne (fondateur du fameux et très secret 11° Choc et des Services Actions de l’actuelle DGSE).
Il est certain que notre homme, qui semble « avoir disparu » après 1952 aux yeux de certains de ses camarades de leurs aventures indochinoises, soit en fait resté très longtemps un honorable correspondant des Services Actions et impliqué dans des opérations extrêmement secrètes notamment en Europe de l’Est.
Notre arme raconte bel et bien ses aventures. Au moins celles de 1945. Car l’arme est restée depuis lors dans la famille depuis lors. Je donnerai un détail amusant à l’acheteur à cet égard.
Ce qui a attiré mon œil au premier regard, c’est bien évidement l’étui de l’arme.
Il ressemble fort aux étuis de fortune de la campagne d’Indochine qu’on trouve encore parfois, mais rarement, avec des Colt 1911 (des web US parfois transformés) ou encore plus rarement avec des Luger. J’ai même vu, une fois, un « étui indochinois » pour Luger d’artillerie à canon de 20 cm.
Mais c’est la première fois que je tombe sur ce modèle d’étui pour Smith&Wesson Victory chez un ancien d’Indochine…
C’est un étui pattern 37 mais très renforcé auquel on a ajouté un passant en arrière (moins de risque de décrochage qu’avec l’agrafe classique) et auquel on a encore rajouté un passant de cuir en face avant. Sans doute pour éviter tout risque de perte une fois entre ciel et terre. Rien à voir avec les étuis cuirs classiques des autres Smith Victory.
Cet étui est percé en bout de canon (ça ne se voit pas de l’extérieur) car il a, très longtemps et quotidiennement, porté l’arme en opération. Mais il reste encore bien solide de partout y compris de coutures. Le Web est bien épais. Il bien sain et sans aucune autre déchirure. Très propre, très présentable et fort rare.
Le Smith&Wesson Victory américain est une arme aussi « très britannique » s’il en est, et d’ailleurs largement parachutée par les anglais à la Résistance en France. Mais on ne peut pas dire qu’elle constitue une arme standard de notre Campagne d’Indochine de décembre 1946- Juillet 1954.
Et pour cause, cet étui date d’avant… Il a peut-être, sans doute même, été fabriqué aux Indes britanniques avant le parachutage de « E.F » sur le Laos en janvier 1945.
Cette arme, certes assez commune chez nous, avec cet étui particulier, par son vécu et, pour une rare fois, avec le nom de son propriétaire d’origine constituera une véritable pièce d’Histoire. Je ne la vendrai pas plus cher que la normale pour autant surtout avec ce très rare étui. Comme ça, « on » ne criera pas non plus à l’histoire de marchand.
Je trouverai bien d’y attacher au moins une étiquette même brièvement explicative type « E.F /nom de code (je l’ai aussi!). SOE Force 136. Laos. Janvier 1945 » pour ne pas en perdre la mémoire… Ne jamais séparer l’arme et l’étui et mettre un petit papier dans l’étui aussi serait bien.
Pour « E.F ». Et pour tout ce que lui et ses camarades ont fait là-bas.
Je conseille encore une fois très vivement au futur propriétaire de cette arme de ce procurer le livre de Jean Deuve qui parle de notre « E.F » et de leurs aventures. Au passage, Jean Deuve, son boss, est aussi un personnage d’exception avec une biographie méritée.
La surface externe de l’arme est très bien conservée, à 90%. Aucune trace d’oxydation type peau d’orange n’est perceptible. Le bronzage est un poil éclairci du fait du port prolongé en étui. Très beau.
Les griffures et autres marques de manipulation sont, elles aussi, extrêmement limitées mais l’arme a réellement combattu. Ce que vous voyez est comme d’habitude TRÈS exagéré par mes TROP gros plans.
Les photos d’ensemble rendent beaucoup plus justice à l’arme. Mais, comme cela, vous voyez tout.
Les plaquettes de crosse, en beau noyer américain, ne présentent, elles non plus, aucune marque de manipulation grave type brisure ou réparation — Aucun coup important aucun manque. Des bois qui ont été manipulés mais restent en TBE esthétique.
Le poinçon de GHD que l’on trouve parfois en dessous de crosse, parfois en sommet de cadre, est ici en sommet de cadre.
Anneau de dragonne et vis en parfait état également.
L’ensemble des marquages de l’arme — fabricant, modèle, poinçons — reste d’ailleurs net et parfaitement lisible, sans aucune usure ou oxydation venant brouiller la lecture.
A noter que le jaspage d’origine de l’arme reste bien visible à 95% sur le chien et la détente. L’arme a été très bien entretenue et protégée de l’humidité par « E.F ». Ladite détente est aussi sériée en avant.
Ce sont des détails certes, mais des détails qui en disent long : même en pleine production de guerre, à un rythme industriel effréné, Smith & Wesson de la grande époque a continué à faire une production plus que qualitative. Honneur à ces ouvriers et artisans qui nous nous manquent tant aujourd’hui…
Mécaniquement, l’arme est irréprochable : l’indexation du barillet se fait sans la moindre histoire. La détente reste très souple même en double action. La percussion est nette et franche. Une excellente arme de tir aussi.
Ces Smith & Wesson de production de guerre sont souvent plus souples en double action que leur descendants modernes genre 686 découpés au laser ou à la serpe ou à la tronçonneuse. On ne sait plus trop… C’est bluffant mais c’est comme ça.
L’arme est rodée —Elle a tirée mais conserve 99% de son potentiel. Les ressorts internes sont encore fermes et sans oxydation (j’ai ouvert), un signe supplémentaire d’une excellente conservation au fil des décennies.
Le canon est excellent, miroir sur toute sa longueur avec de très belles rayures. Et pourtant l’arme a vraiment fait le coup de feu dans une une humidité à 95%. C’est certain. Un petit miraculé quelque part aussi. Comme son propriétaire.
Le guidon, en demi-lune, est lui aussi resté parfaitement d’origine et bien préservé — contrairement pas mal d’exemplaires que l’on croise, où les guidons ont été « retaillés » plus ou moins habilement par des propriétaires successifs.
En définitive, voilà un très bel exemplaire de Smith & Wesson Victory en TBE, capable de satisfaire aussi bien le tireur exigeant que le collectionneur. Mais c’est surtout une pièce qui raconte une histoire glorieuse, brillante, douloureuse et méconnue. Une histoire individuelle aussi. Et un outil du courage français.
Avec son étui, vous possèderez ainsi une arme d’exception achetée « comme une normale ». Un coup de bol pour un tireur qui serait aussi fin connaisseur du calvaire indochinois de notre armée, dans des pays qui l’ont fasciné, longtemps, notre armée. Les récits de diners de vétérans abimés, entendus dans une école militaire où je passais mon enfance, m’ont fait comprendre, il y a fort longtemps, qu’ils l’avaient aussi beaucoup aimé l’Indochine.
Ma très modeste contribution à la mémoire de « E.F » et de ses camarades sera que ce Smith&Wesson pour une fois identifié reste dans de bonnes mains.
ARME DE CATÉGORIE B AU CSI : ARME SOUMISE À AUTORISATION – PHOTOCOPIES DE LA PIÈCE D’IDENTITÉ ET DE LA LICENCE EN COURS DE VALIDITÉ OBLIGATOIRES – COMPTE SIA OUVERT BIEN ÉVIDEMENT – Expédition contre signature en deux colis séparés d’au moins 48 heures obligatoire.
Répétons le ! L’armurerie Flingus Maximus à Paris et partout en France est là aussi pour vos formalités armes entre particuliers, le rachat de collections armes et militaria, vos estimations d’armes, vos questions armes dans les successions et héritage. Contactez votre armurier préféré via notre formulaire de contact ou à [email protected]
Avec ton accord, nous reconnaissons ton navigateur lors de ta prochaine visite et voyons ce que les chasseurs et les tireurs recherchent vraiment. Ainsi, nous améliorons chaque jour la recherche et l'offre, et te montrons davantage de ce qui t'intéresse. Tes données restent chez nous : nous ne les partageons pas et ne les vendons pas.
Tu peux modifier ton choix à tout moment via le lien Paramètres des cookies en bas de page. Ce que nous enregistrons est détaillé dans la politique de confidentialité.
Paramètres des cookies
Connexion, liste de favoris, langue et fonctions de sécurité. Ils permettent à Gunfinder de fonctionner pour toi et sont donc toujours actifs.
Si tu acceptes, nous reconnaîtrons ton navigateur lors de ta prochaine visite et comprendrons ainsi ce que chasseurs et tireurs recherchent vraiment. Cela nous aide à améliorer chaque jour un peu plus la recherche et l'offre. Pour cela, nous enregistrons un identifiant aléatoire sur ton appareil, valable deux ans et sans aucune donnée personnelle. Sans ton accord, nous ne comptons que de façon anonyme. C'est le commutateur suivant qui te permet de décider si ton profil peut également influencer ce que tu vois.
Si tu acceptes, nous utilisons ton profil pour te montrer sur Gunfinder des offres et des contenus qui correspondent à tes intérêts : plus de ce qui t'intéresse vraiment, moins d'éléments sans rapport. Rien n'est masqué pour autant. Cela nécessite ton consentement aux statistiques, car sans lui, il n'y a pas de profil. À des fins de contrôle, quelques utilisateurs ayant donné leur accord voient aléatoirement la version non personnalisée. Ton profil reste chez nous.
Les cookies sont désactivés
Ton navigateur n'autorise pas les cookies. Nous ne pouvons donc pas enregistrer ton choix et ne te le demanderons pas — seul le strict nécessaire au fonctionnement du site est actif. Des fonctions comme la connexion ou la liste de favoris ont besoin des cookies et resteront indisponibles tant que ceux-ci sont désactivés.